Un héros attachant crée par Elvira LINDO, dont les aventures ne manquent pas de drôlerie !
Pour une semaine de rentrée dans la joie et la bonne humeur, ne manquez pas de faire connaissance avec MANOLITO GAFOTAS et ses amis.
Le site officiel link
Vous pourrez également découvrir la bande annonce du film
http://www.youtube.com/watch?v=pH7NocxK324
Un court extrait, traduit en français * (Merci à l'auteur !)
Je m’appelle Manolito García Moreno, mais si tu débarques dans mon quartier et que tu demandes au premier venu :
- Manolito García Moreno, s’il vous plaît ?
De deux choses l’une, ou bien le type hausse les épaules ou bien il te lâche :
- Mais, qu’est-ce que vous me baragouinez ?
Parce que Grandes Oreilles López, mon meilleur pote - bien qu’il soit des fois un saligaud et un traître et j’en passe, un salauddetraître, oui, en un seul mot et en toutes lettres, c’est quand même mon meilleur pote et qu’il est super chouette – même lui ne me connaît pas sous le nom de Manolito García Moreno.
A Carabanchel, c’est mon quartier - au cas où je ne te l’aurais pas encore dit - tout le monde me connaît sous le nom de Manolito les Grosses Lunettes. Tout le monde me connaît, évidemment. Ceux qui ne me connaissent pas ne savent pas que j’ai des lunettes depuis l’âge de cinq ans. Remarque, ils ne savent pas ce qu’ils perdent.
Manolito, c’est à cause du camion de mon père, et on a baptisé le camion de mon père Manolito à cause de mon père qui s’appelle Manolo. Mon père, on l’a appelé Manolo à cause de son père, et c’est comme ça depuis la nuit des temps. Bref, au cas où Steven Spielberg ne le saurait pas, le premier vélociraptor s’appelait Manolo, et ainsi de suite jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’au dernier Manolito García, c’est-à-dire moi, le dernier maillon de la chaîne*. C’est comme ça que m’appelle ma mère dans les moments critiques, et elle ne m’appelle pas comme ça parce qu’elle fait des recherches sur les origines de l’homme. Elle m’appelle comme ça quand elle est à deux doigts de me flanquer une tarte ou une taloche. Moi, ça m’escagasse qu’elle m’appelle le dernier singe, et elle, ça l’escagasse que, dans le quartier, on m’appelle « Grosses Lunettes ». C’est sûr, on a beau faire partie de la même famille, on n’est pas escagassé par les mêmes choses.
Moi, j’aime bien qu’on m’appelle « Grosses Lunettes ». Dans mon école, qui s’appelle « Diego Vélasquez », tous ceux qui sont un peu importants ont un surnom. Avant d’avoir un surnom, je chialais tout le temps. Quand un crâneur m’embêtait à la récré, il finissait toujours par m’insulter ou m’appeler « Quatre-Yeux » ou « Grosses Lunettes ». Depuis que je suis Manolito les Grosses Lunettes, m’insulter est devenu une perte de temps. Bon, on peut m’appeler aussi « Grosse Tête » mais, pour l’instant, personne n’y a pensé et, évidemment, je ne compte pas leur donner le bâton pour me faire battre/ tendre de perches. C’était pareil pour mon copain López, les Grandes Oreilles ; depuis qu’il a son surnom, maintenant, plus personne ne se moque de ses oreilles.
Un jour, en rentrant de l’école, on s’est pas mal chamaillé parce qu’il disait qu’il préférait ses oreilles à mes lunettes en cul de bouteille et moi, je lui rétorquais que je préférais mes lunettes à ses oreilles en cul de singe.
« Cul de singe », il n’a pas apprécié du tout, n’empêche que c’est vrai. Quand il fait froid, ses oreilles deviennent de la même couleur que les fesses des singes du zoo ; véridique. La mère de Grandes Oreilles lui a dit de ne pas s’en faire parce que, quand on grandit, les oreilles rétrécissent et si elles ne rétrécissent pas, un chirurgien te les coupe et un point c’est tout.
La mère de Grandes Oreilles, elle est super chouette parce qu’elle est divorcée et, comme elle culpabilise, elle ne lève jamais la
main sur Grandes Oreilles pour ne pas en rajouter, à cause du traumatisme qu’il a eu et que mademoiselle Esperanza, la psychologue de mon école, est en train de soigner. Ma mère non plus,
elle ne veut pas que j’attrape des traumatismes, mais comme elle, elle n’est pas divorcée, elle me donne de temps en temps une bonne taloche, et ça, c’est sa
spécialité.
un mono = un singe MAIS Ser el utlimo mono peut signifier être le "dernier maillon de la chaîne" ou "la dernière roue du carosse"
* Traduction B. LE ROY
GOOMER
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